Déconstruction du script pénétratif: pénétration support du plaisir clitoridien

Démarré par alexandra, Aujourd'hui à 02:08:02 PM

Husband2.0, taz et 11 Invités sur ce sujet

Encagé18

Merci Madame d' avoir pris le temps de nous faire partager ces observations.
https://www.chastitytracker.org/pprofile.php?user=Encagé18
Année 2026:
Elle: 34 org      Ddo: 14/05/26 (8).   DD pen 14/05/26(sexe)
Lui:  5 org, (3 org comp  2 org ruine), ~ ~ ~ ~ ~
  Ddo comp: 14/05/26            Dd pen. 14/05/26


alexandra

Bonjour à toutes et tous,

Je viens consulter de temps en temps les nouveaux sujets sur le forum et je m'aperçois qu'il y a beaucoup de fantasmes et d'histoires en tout genre. J'espère pouvoir apporter, lorsque le temps me le permet, apporter un regard différent, celui de praticienne sur les mécanismes du désir et de la réponse sexuelle, ce à quoi j'ai toujours été attentive dans mes échanges avec mes patients et en particulier chez mes patientes.
Voici donc un sujet que je voulais partager avec vous :
Dans mon couple, la dynamique autour de la chasteté masculine contrôlée s'est installée progressivement, presque comme une évolution naturelle de notre intimité et non pas comme une "expérimentation" isolée qui d'après moi, perdrait son sens si ce n'était que ponctuel.

En tant que femme et médecin/chercheuse psycho-clinicienne qui accompagne les couples dans leur épanouissement sexuel, j'ai toujours été attentive à une réalité que la recherche confirme d'ailleurs largement : chez la majorité des femmes, la satisfaction sexuelle est principalement liée à la stimulation clitoridienne, et non à la pénétration en tant que telle. Celles qui vous diront le contraire ne connaissent pas bien leur corps et la science sur le sujet (je le dis car malheureusement, on lit encore que le plaisir pourrait avoir une autre origine que le clitoris. À ce sujet, je vous invite à lire cet article du Point, très accessible : https://www.lepoint.fr/sante/le-clitoris-organe-du-plaisir-scientifiquement-valide-15-07-2024-2565574_40.php )

Quand on a conscience de ça, on déconstruit ensemble un certain nombre de représentations classiques du rapport sexuel centré sur la performance masculine. Mon plaisir, dans mon fonctionnement personnel, est davantage lié à des stimulations externes ciblées et efficaces qu'à la seule dynamique pénétrative traditionnelle. Et mes meilleurs orgasmes, c'est bien avec le Womanizer que je les obtiens. Et il n'y a pas de honte à ça, pas d'humiliation masculine à le dire, c'est un point que nous avons accepté sans frustration, c'est au contraire vécu chez nous comme une opportunité de réinventer notre sexualité à partir de cette acceptation bien établie.

Et pour vous en dire même un peu plus, c'est aussi dans ce contexte qu'a émergé l'idée d'utiliser un gode ceinture (facile à enfiler) sur mon homme tout en le maintenant encagé. L'intérêt n'est pas tant technique que symbolique et fonctionnel dans notre équilibre puisque la pénétration n'est plus dépendante de son sexe, mais devient un acte contrôlé (par moi), constant, stable, sans interruption liée à l'éjaculation précoce ou à la perte d'endurance masculine classique.... et là aussi, il est tranquille avec ça lui-aussi, il ne se met pas la pression. C'est aussi un des grands atouts.

Ce que j'y trouve, personnellement, est très intéressant sur le plan du ressenti. D'abord une continuité du moment, une intensité qui ne se casse pas, et surtout une liberté de concentration sur mon propre plaisir, sans la rupture habituelle des rythmes ou des attentes masculines. Dans mon cas, ce plaisir reste fondamentalement clitoridien, c'est une donnée physiologique que je ne fantasme pas autrement, mais il est désormais intégré dans une situation de pénétration, ce qui change profondément la dynamique mentale et émotionnelle du moment.

Il y a aussi un aspect qui m'a surprise au départ et que j'ai appris à apprécier, c'est la dimension psychologique du regard. Mon compagnon, encagé, est pleinement présent. Il ne "fait" pas l'acte au sens classique, mais il le vit intensément sur le plan mental et émotionnel. Le fait de me voir, de constater mon plaisir, crée une forme de tension, de frustration assumée, mais aussi d'implication très forte. Ce n'est pas du tout une mise à distance, au contraire, c'est une forme d'attention décuplée, presque plus lucide que dans les schémas habituels.

Une nouvelle fois, avec le temps, nous avons constaté que cette configuration avait un effet assez clair sur notre relation; moins de pression sur la performances masculine, plus de constance dans la qualité des échanges et aussi une forme de ritualisation de l'intimité qui nous convient à tous les 2. Lui y trouve une intensité mentale particulière, même dans la frustration, et moi une stabilité et une maîtrise du rythme qui augmentent mon confort et mon plaisir. Cela ne m'empêche pour autant pas de continuer à utiliser mon Womanizer, bien au contraire !

Ce n'est pas une solution universelle, évidemment, mais dans notre cas, cela a déplacé le centre de gravité de la sexualité, de la performance vers la connexion, de la pénétration masculine vers une dynamique choisie et maîtrisée, et surtout d'un modèle centré sur la durée masculine vers une expérience construite autour de la femme et de son plaisir réel.
Enfin, pour terminer, le choix du gode est important, certaines apprécieront un gode long pour une pénétration profonde, mais pour ce qui me concerne, je préfère un gode représentatif de la taille du sexe de mon homme, (12 à 14cm en érection) , réaliste et avec un préservatif bien lubrifié.

Bonne journée à toutes et tous
Alexandra