Bonjour,
J'ai longtemps hésité à intervenir sur un forum abordant la chasteté masculine contrôlée et pour être très franche, je ne sais pas ce à quoi cela mènera. Pourtant aujourd'hui je franchis ce pas car mon expérience me semble suffisamment singulière pour mériter d'être partagée dans une perspective à la fois clinique et personnelle.
Je suis une femme approchant la cinquantaine, mariée depuis 12 ans, avec 2 enfants et j'exerce à Paris en tant que médecin avec un passé de psycho-clinicienne, spécialisée dans l'accompagnement des dynamiques relationnelles et des régulations comportementales au sein du couple.
Il y a environ 7 ans, je ne connaissais pas du tout les dispositifs de chasteté masculine. C'est dans le cadre d'une consultation qu'un patient m'a confié en porter une, dans un objectif très précis, à savoir reprendre le contrôle sur une compulsion masturbatoire devenue envahissante et délétère dans sa vie quotidienne.
Cet homme présentait par ailleurs un haut niveau de fonctionnement cognitif et une grande capacité d'introspection. Au fil des séances, j'ai pu observer et analyser les mécanismes psychologiques en jeu comme l'externalisation du contrôle, la ritualisation du désir, la diminution de la charge intrusive des pensées sexuelles et surtout réorientation de l'énergie attentionnelle vers des interactions relationnelles plus qualitatives.
Cette observation clinique a profondément éveillé ma curiosité professionnelle. J'ai entrepris des recherches approfondies sur le sujet tant sur le plan scientifique que sociologique avant d'envisager une expérimentation dans ma propre sphère conjugale, avec l'accord éclairé de mon mari, dont l'ouverture d'esprit a facilité cette démarche.
Depuis maintenant 6 ans, je lui impose l'utilisation d'une cage de manière quasi continue, dans un cadre structuré et réfléchi.
Les effets observés sont, à mon sens, particulièrement intéressants d'un point de vue psycho-comportemental, notamment une diminution notable de l'impulsivité, une amélioration de la régulation émotionnelle, un accroissement de l'attention portée à l'autre, une réorganisation du désir vers une dynamique relationnelle plutôt que strictement individuelle et égoïste et bien d'autres constats positifs.
Sur le plan neuropsychologique, on peut raisonnablement faire l'hypothèse d'une modulation des circuits dopaminergiques liés à la récompense immédiate. En réduisant les décharges fréquentes associées à la gratification solitaire, on favorise une montée progressive de la tension sexuelle, qui devient alors un levier motivationnel orienté vers la relation et non plus vers la simple décharge.
Concernant la régulation de cette tension, j'ai mis en place un cadre précis. Des moments de relâchement partiels sont organisés de manière hebdomadaire. Ils ont pour objectif d'éviter une surcharge physiologique et psychique, tout en maintenant un niveau de contrôle global qui demeure essentiel pour la pérennité de la pratique. Pour cela, bien que je ne le fasse que très rarement sortir de sa cage (une fois tous les 15 jours pour seulement quelques jours afin que son membre retrouve son élasticité et puisse de temps en temps avoir une érection nocturne), je prévois un orgasme ruiné une à 2 fois par semaine afin que la tension sexuelle cumulée soit régulée. Cela pour éviter les phénomènes de saturation ou de frustration excessive, maintenir l'efficacité du dispositif dans la durée et prévenir les effets rebond liés à une suppression trop stricte. Il garde ainsi son niveau de « docilité » que j'adore ressentir chez lui lorsqu'il est en cage.
Sans rentrer dans les détails, il se place la plupart du temps à genoux devant moi sur notre lit, parfois je suis derrière lui, je laisse la cage verrouillée, je le regarde droit dans les yeux,je prends ses bourses dans une main et avec l'autre j'utilise un vibro. Il faut généralement très peu de temps pour qu'il se vide dans ma main de toute cette tension. J'avoue avoir pris avec le temps un plaisir croissant à le voir fondre dans ma main. Et, cela améliore même l'intensité de ses propres orgasmes quand nous décidons qu'il y aura enfin pénétration (ce qui reste bien évidemment TOUJOURS une décision qui ME revient).
Car oui, je reste néanmoins ferme. Ces interventions sont volontairement brèves (5 à 10 minutes par semaine). Leur efficacité repose justement sur leur caractère ciblé et non sur leur durée.
Cela permet de maintenir un équilibre entre tension et relâchement, sans réactiver les anciens schémas compulsifs.
Par ailleurs, je le redis, je lui accorde ponctuellement des périodes de pause complète (cela ne veut pas dire sans surveillance), environ toutes les 2 semaines, afin de préserver le confort physique et l'intégrité corporelle, ce qui est essentiel dans toute pratique prolongée.
Au-delà des aspects techniques, c'est surtout la transformation de la dynamique de couple qui me semble remarquable.
Nous avons observé ensemble une communication plus fluide et plus profonde, une redéfinition des rôles et des attentes, une intensification de la complicité, une qualité de présence nettement améliorée.
Avec le recul, et forte de mon expérience clinique, je considère que ce type de pratique, lorsqu'elle est encadrée, consentie et réfléchie, peut constituer un outil intéressant dans de très nombreuses configurations de couple, et peut-être encore plus lorsque des problématiques de régulation du désir ou d'asymétrie d'investissement sont présentes.
Je n'irais pas jusqu'à parler de solution universelle, mais il s'agit indéniablement d'un levier puissant, encore largement sous-exploré dans les approches traditionnelles et je suis persuadée qu'il s'agit là aussi de la recette miracle pour qu'un couple puisse davantage s'épanouir, être plus complice et même durer dans le temps avec la même énergie.
Voilà donc, je ne suis pas certaine d'intervenir régulièrement sur ce forum mais je souhaitais partager cette expérience afin d'apporter un éclairage différent, à la croisée du vécu et de l'analyse clinique et tout en espérant que certaines femmes un peu hésitantes ou réfractaires puissent franchir le cap.
Je pense enfin qu'il est temps de sortir des carcans habituels car tant qu'on restera enfermés dedans, la parole ne se libérera pas et il faut pouvoir en parler simplement, entre nous, dans la vraie vie, entre amies, avec la famille, commencer à expliquer que cette pratique existe et qu'elle change beaucoup pour un couple autour de vous, et pourquoi pas oser montrer davantage cette clé en pendentif pour commencer à aborder le sujet... c'est à ce prix qu'on construira des relations plus saines entre femmes et hommes et, au fond, un monde meilleur.
Je suis désolée pour ma longue présentation mais je suis cependant ravie de participer ponctuellement à ce forum où peu de femmes osent, semble-t-il, s'exprimer.
Alexandra
J'ai longtemps hésité à intervenir sur un forum abordant la chasteté masculine contrôlée et pour être très franche, je ne sais pas ce à quoi cela mènera. Pourtant aujourd'hui je franchis ce pas car mon expérience me semble suffisamment singulière pour mériter d'être partagée dans une perspective à la fois clinique et personnelle.
Je suis une femme approchant la cinquantaine, mariée depuis 12 ans, avec 2 enfants et j'exerce à Paris en tant que médecin avec un passé de psycho-clinicienne, spécialisée dans l'accompagnement des dynamiques relationnelles et des régulations comportementales au sein du couple.
Il y a environ 7 ans, je ne connaissais pas du tout les dispositifs de chasteté masculine. C'est dans le cadre d'une consultation qu'un patient m'a confié en porter une, dans un objectif très précis, à savoir reprendre le contrôle sur une compulsion masturbatoire devenue envahissante et délétère dans sa vie quotidienne.
Cet homme présentait par ailleurs un haut niveau de fonctionnement cognitif et une grande capacité d'introspection. Au fil des séances, j'ai pu observer et analyser les mécanismes psychologiques en jeu comme l'externalisation du contrôle, la ritualisation du désir, la diminution de la charge intrusive des pensées sexuelles et surtout réorientation de l'énergie attentionnelle vers des interactions relationnelles plus qualitatives.
Cette observation clinique a profondément éveillé ma curiosité professionnelle. J'ai entrepris des recherches approfondies sur le sujet tant sur le plan scientifique que sociologique avant d'envisager une expérimentation dans ma propre sphère conjugale, avec l'accord éclairé de mon mari, dont l'ouverture d'esprit a facilité cette démarche.
Depuis maintenant 6 ans, je lui impose l'utilisation d'une cage de manière quasi continue, dans un cadre structuré et réfléchi.
Les effets observés sont, à mon sens, particulièrement intéressants d'un point de vue psycho-comportemental, notamment une diminution notable de l'impulsivité, une amélioration de la régulation émotionnelle, un accroissement de l'attention portée à l'autre, une réorganisation du désir vers une dynamique relationnelle plutôt que strictement individuelle et égoïste et bien d'autres constats positifs.
Sur le plan neuropsychologique, on peut raisonnablement faire l'hypothèse d'une modulation des circuits dopaminergiques liés à la récompense immédiate. En réduisant les décharges fréquentes associées à la gratification solitaire, on favorise une montée progressive de la tension sexuelle, qui devient alors un levier motivationnel orienté vers la relation et non plus vers la simple décharge.
Concernant la régulation de cette tension, j'ai mis en place un cadre précis. Des moments de relâchement partiels sont organisés de manière hebdomadaire. Ils ont pour objectif d'éviter une surcharge physiologique et psychique, tout en maintenant un niveau de contrôle global qui demeure essentiel pour la pérennité de la pratique. Pour cela, bien que je ne le fasse que très rarement sortir de sa cage (une fois tous les 15 jours pour seulement quelques jours afin que son membre retrouve son élasticité et puisse de temps en temps avoir une érection nocturne), je prévois un orgasme ruiné une à 2 fois par semaine afin que la tension sexuelle cumulée soit régulée. Cela pour éviter les phénomènes de saturation ou de frustration excessive, maintenir l'efficacité du dispositif dans la durée et prévenir les effets rebond liés à une suppression trop stricte. Il garde ainsi son niveau de « docilité » que j'adore ressentir chez lui lorsqu'il est en cage.
Sans rentrer dans les détails, il se place la plupart du temps à genoux devant moi sur notre lit, parfois je suis derrière lui, je laisse la cage verrouillée, je le regarde droit dans les yeux,je prends ses bourses dans une main et avec l'autre j'utilise un vibro. Il faut généralement très peu de temps pour qu'il se vide dans ma main de toute cette tension. J'avoue avoir pris avec le temps un plaisir croissant à le voir fondre dans ma main. Et, cela améliore même l'intensité de ses propres orgasmes quand nous décidons qu'il y aura enfin pénétration (ce qui reste bien évidemment TOUJOURS une décision qui ME revient).
Car oui, je reste néanmoins ferme. Ces interventions sont volontairement brèves (5 à 10 minutes par semaine). Leur efficacité repose justement sur leur caractère ciblé et non sur leur durée.
Cela permet de maintenir un équilibre entre tension et relâchement, sans réactiver les anciens schémas compulsifs.
Par ailleurs, je le redis, je lui accorde ponctuellement des périodes de pause complète (cela ne veut pas dire sans surveillance), environ toutes les 2 semaines, afin de préserver le confort physique et l'intégrité corporelle, ce qui est essentiel dans toute pratique prolongée.
Au-delà des aspects techniques, c'est surtout la transformation de la dynamique de couple qui me semble remarquable.
Nous avons observé ensemble une communication plus fluide et plus profonde, une redéfinition des rôles et des attentes, une intensification de la complicité, une qualité de présence nettement améliorée.
Avec le recul, et forte de mon expérience clinique, je considère que ce type de pratique, lorsqu'elle est encadrée, consentie et réfléchie, peut constituer un outil intéressant dans de très nombreuses configurations de couple, et peut-être encore plus lorsque des problématiques de régulation du désir ou d'asymétrie d'investissement sont présentes.
Je n'irais pas jusqu'à parler de solution universelle, mais il s'agit indéniablement d'un levier puissant, encore largement sous-exploré dans les approches traditionnelles et je suis persuadée qu'il s'agit là aussi de la recette miracle pour qu'un couple puisse davantage s'épanouir, être plus complice et même durer dans le temps avec la même énergie.
Voilà donc, je ne suis pas certaine d'intervenir régulièrement sur ce forum mais je souhaitais partager cette expérience afin d'apporter un éclairage différent, à la croisée du vécu et de l'analyse clinique et tout en espérant que certaines femmes un peu hésitantes ou réfractaires puissent franchir le cap.
Je pense enfin qu'il est temps de sortir des carcans habituels car tant qu'on restera enfermés dedans, la parole ne se libérera pas et il faut pouvoir en parler simplement, entre nous, dans la vraie vie, entre amies, avec la famille, commencer à expliquer que cette pratique existe et qu'elle change beaucoup pour un couple autour de vous, et pourquoi pas oser montrer davantage cette clé en pendentif pour commencer à aborder le sujet... c'est à ce prix qu'on construira des relations plus saines entre femmes et hommes et, au fond, un monde meilleur.
Je suis désolée pour ma longue présentation mais je suis cependant ravie de participer ponctuellement à ce forum où peu de femmes osent, semble-t-il, s'exprimer.
Alexandra


